Le temps file à une vitesse folle! Il nous semble que c’était hier que nous descendions de l’avion dans la chaude et moite noirceur de Cotonou et voici que nous avons déjà passé le zénith de notre passage en terre béninoise. Ceux qui ont entamé des voyages d’un certain temps le sauront; il existe ce point-charnière dans le temps au-delà duquel on réalise qu’il ne reste plus suffisamment de temps pour tout faire ce qu’on avait la ferme intention de réaliser au début du séjour. C’est le moment le plus déchirant du voyage. Le moment des choix et des sacrifices. Dans un périple qui peut durer des mois et dans lequel on vit dans un quotidien, c’est étrangement un moment très exact et précis qui fait le pivot dans notre tête entre la pensée qu’il reste du temps et celle que nous n’en avons plus que trop peu. En un éclair, on s’étonne : «Le retour s’en vient donc bien vite! Ça y est, on n’a plus le temps pour tout ce qu’on a de prévu.»
Murs de nos expériences passées, nous avons appréhendé ce moment depuis le début et avons tout fait pour l’adoucir. C’est pourquoi nous avons rapidement prévu des moments de voyages dans le voyage. Ainsi, on évite de se retrouver à tout condenser à la fin du séjour… même si c’est encore ce qui va nous arriver de toute façon! Vous avez déjà été témoins des photos prises à Abomey où Mélanie du Togo était venue nous rejoindre pour quelques jours. Bien entendu, il aurait été impoli de ne pas rendre la pareille! Nous sommes donc partis un certain jour du début novembre pour aller visiter Mélanie dans son pays d’accueil, le Togo.
En observant une carte géographique, vous remarquerez que le Togo est directement à l’est du Bénin et que c’est un bien petit pays; une bande qui borde la côte de l’Atlantique et s’allonge dans les terres au nord.
Ici, les frontières sont des plus absurdes. Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle que les Européens se sont volontairement partagé les territoires africains, ne se souciant pas du fait qu’ils aient pu diviser des villages, des ethnies ou des familles linguistiques. L’Afrique d’aujourd’hui est donc le produit de ces divisions arbitraires. Avant la colonisation, l’Afrique était un territoire ouvert où des milliers de clans et de groupes cohabitaient dans un univers sans frontières claires et dans un équilibre relatif entre les guerres de clans et les unions de villages. Au 19e siècle pourtant, les Européens, qui avaient jusqu’à maintenant uniquement occupé les côtes du continent en fondant quelques protectorats où marchandises et esclaves transitaient, deviennent plus gourmands. Ils veulent pénétrer plus profondément dans les terres africaines et agrandir leurs empires coloniaux. S’en suit une course folle pour savoir qui des explorateurs français, anglais, allemands, portugais ou hollandais fouleront une terre nouvelle en premier pour y planter le drapeau de leur pays. À la suite de conflits militaires européens, les grands dirigeants de ces pays s’entendent sur une division définitive du territoire africain, à des milliers de kilomètres de ce dernier. À notre arrivée au Bénin, nous ignorions tout de cette histoire. Pour nous, la division des pays en Afrique nous semblait dictée par des réalités diverses basées sur l’histoire des peuples qui y vivaient; issue d’une histoire africaine, quoi. Ce n’est qu’en discutant avec les gens que nous avons constaté qu’ils considèrent le partage de l’Afrique comme le résultat d’une histoire européenne. C’est une séparation imposée et dictée par des intérêts hégémoniques cruellement eurocentristes. L’Afrique actuelle vit maintenant avec les relents du colonialisme qui a imposé entre autres cette division absurde du continent. Voilà pour la petite histoire géographique. Vous pouvez donc aussi vous imaginer les dures transformations sociales et économiques ayant pu influencer le mode de vie de ces centaines de peuples indigènes. Encore aujourd'hui, nous pouvons être témoins de ces changements subits et imposés par les colonisateurs. Nous comptons bien sûr sur nos amis historiens pour préciser ou corriger certaines informations au besoin.
Sam et JP montent donc dans un taxi en direction de Lomé, la capitale du Togo. Trois heures plus tard, la voiture remplie de trois passagers à l’arrière, de deux à l’avant et du chauffeur approche des lignes togolaises. Nous croisons alors deux camions de marchandises remplis à ras bord de matelas. Et par-dessus le conteneur de matelas, il y a des dizaines de passagers qui s’accrochent comme ils le peuvent aux sangles et aux poutres de métal. Les camions roulent régulièrement vers la frontière. Le tout forme un convoi bien spectaculaire, vous en conviendrez.
C’est la ligne togolaise. Tout le monde descend du taxi et traverse à pied. Le taxi nous attendra de l’autre côté de la frontière… du moins… on l’espère, puisque nos bagages sont avec lui. Pour les Béninois, traverser les lignes est simple et rapide. Ils n’ont besoin que d’une carte de citoyenneté et de 1000 francs CFA pour payer les droits de douane (ou pour soudoyer le douanier) (ou les deux). Pour les étrangers, c’est plus compliqué. Il faut arrêter à la police béninoise pour qu’ils remplissent un formulaire. « D’où venez-vous? Où allez-vous rester au Togo? Pour combien de temps? » Puis on appose un tampon de sortie au passeport. En avant! Le no man’s land Bénin-Togo est bondé de bonnes dames qui vendent de tout. Grillades, avocats, bananes frites (aloco) et les premières mangues de la saison (miam!). À la police togolaise, on remplit aussi un formulaire. « D’où venez-vous? Où allez-vous rester au Togo? Pour combien de temps? » on connait la chanson. On paye 20 000 francs CFA pour le visa. Ou pour soudoyer le douanier? Que nenni! Une charte de prix bien en évidence détaille la valeur des visas par pays. On ne mettra pas de corruption là où il n’y en a pas, à notre grand bonheur. Et nous voici au Togo!
Prochaine mission : retrouver notre taxi dans la centaine de voitures stationnées un peu n’importe où sur la voie ou dans des stationnements et qui attendent eux aussi leurs passagers. «Bon… Il ressemblait à quoi notre taxi déjà?» «Je sais pas, il avait une plaque d’immatriculation du Bénin et le chauffeur était noir…» Bonne chance! Heureusement, nous n’avons pas le temps de chercher plus en avant. Le chauffeur, furibond, accourt vers nous en nous réprimandant. «C’est trop long, hein!» Ici, personne ne comprend que les formalités risquent d’être plus longues pour un Canadien que pour un Béninois, de la même manière qu’un Canadien passe facilement la frontière étatsunienne alors que l’Africain aura besoin d’un visa. Même sans avoir perdu une minute, nous avons droit à un magnifique air de bœuf. Heureusement pour nous, ici les gens explosent, puis oublient vite et le chauffeur ne nous en tient pas rigueur longtemps. En fait, on dirait plus que c’est une tradition de se choquer auprès du dernier arrivé…
Une fois parvenus à Lomé, après avoir traversé le plus grand port d’Afrique de l’Ouest bordé d’une route sablonneuse en construction, collants de sueur, souillés de poussière, les cheveux en bataille, nous retrouvons Mélanie et son ami togolais, Coco. Le voyage n’est pas terminé. Nous devons monter pour la fin de semaine à Kpalimé, le village de Coco. Il faut encore s’entasser dans un taxi! La pluie menace. Soudain, c’est le déluge. Tout le monde doit fermer les fenêtres, pourtant seule source de bonheur dans ce genre de taxi. Bien sûr, comme la voiture moyenne n’a plus de système de ventilation fonctionnel, la température devient vite insupportable. L’habitacle s’embue en dix secondes. Nous suons à grosses gouttes par-dessus notre crasse qui, depuis le matin, s’accumule sur notre peau à cause de la poussière des routes et de la fumée des voitures. L’eau s’infiltre par les joints vieillis des fenêtres et le chauffeur essuie frénétiquement le parebrise avec un tissu pour écarter la buée toutes les deux minutes, question de voir un peu où on va… Coco somme le chauffeur de ralentir et de se rendre visible des autres voitures en allumant les phares. Sam et JP ne rêvent que d’une douche. Pas de nourriture, pas d’eau; juste une douche bien froide et du savon!
Vous vous direz: pourquoi subir tout ça? La réponse est: simplement, pour voir Kpalimé une fois dans sa vie. Imaginez un village au cœur des montagnes. Une nature luxuriante tout autour de vous. Des gens incroyablement sympathiques qui vivent la vie doucement et avec une candeur touchante. C’est Kaplimé.
Au détour des promenades que nous faisons avec Coco, nous entrons en contact avec la nature comme jamais nous ne l’avions encore fait durant ce voyage. Nous gravissions les montagnes pour atteindre par des sentiers escarpés des cascades d’eau cristallines, jaillissant des sommets. Enclavée dans des vallées, la bruine qui colle aux parois rocheuses donne naissance à une multitude d’êtres vivants. Les mousses et fougères foisonnent. Les plantes tropicales, qu’on reconnait parce que «Ah, maman en a une comme ça dans un pot chez elle à Longueuil», prennent ici une tout autre échelle de grandeur. Les papillons virevoltent par centaines autour de nous. C’est la biodiversité africaine!
En redescendant des cascades, on croise des arbres centenaires monumentaux qui s’élèvent seuls au milieu de la brousse fraiche et verdoyante comme des géants régnant sur leur domaine. Au détour d’une courbe, nous goutons une bière de palme locale qu’on boit à même une calebasse évidée. «Dégelasse!», dit JP. «Moi j’ai aimé ça.», dit Sam. Au soleil couchant, on croise une de ces termitières gigantesques jaillissant du sol telles des obélisques rougeoyants à la lumière de l’astre qui s’éteint. Nous sommes si heureux de constater que l’Afrique recèle encore de ces espaces naturels si précieux pour notre survie sur cette terre!
Notre seule déception du voyage résidait dans le fait que nous allions manquer Tabaski dans notre famille béninoise. Tabaski est le nom donné ici à la fête musulmane appelée aussi l’Aïd du mouton. À cette occasion, toute bonne famille musulmane doit acheter un mouton pour l’égorger selon le rite religieux et le manger en famille. Nous aurions tellement voulu voir grand-maman à Porto-Novo procéder à ce rituel si inusité pour nous.
Qu’à cela ne tienne, la vie fait bien les choses, nous vivrons notre Tabaski en marchant à Kpalimé. Ce jour-là, Coco a voulu qu’on rende visite à sa mère dans un quartier un peu loin du centre. Par un soleil au zénith, nous cheminons dans les routes de terre pentues. C’est à un carrefour que nous découvrons la première étape de notre chemin de croix à la sauce Tabaski. Sous un arbre, bien à l’ombre, des dizaines de villageois sont en train de procéder à l’égorgement sacré. Plus de vingt moutons sont déjà allongés au sol, immobiles, inertes. Un autre, arborant lui aussi une plaie béante au cou est encore pris de convulsions nerveuses. Deux ou trois autres sont toujours à quatre pattes en attendant leur tour. Certains hommes s’affairent déjà à dépecer les animaux. Un jeune enfant aiguise un long couteau sur une pierre. Première étape du chemin de croix : le mouton est égorgé. Dix minutes plus tard, ce sont des femmes et des enfants que nous croisons. Ils ont le dos cassé au-dessus de bassines remplies d’eau et ils frottent énergétiquement ce qui ressemble sans aucun doute à des viscères. Foies, reins et intestins teintent l’eau d’une couleur indescriptible. Deuxième étape du chemin de croix : le mouton est éviscéré. Encore plus loin, une bonne dame retourne un mouton étêté au-dessus du feu. Il semble avoir été gonflé de l’intérieur. Il ressemble à un gros ballon carbonisé. Un enfant nous croise tenant fermement par les cornes une tête de mouton dépourvue de son corps, comme un trophée. Une autre famille fait cuire une tête sur les braises. Troisième étape du chemin de croix : le mouton est gonflé et chauffé de l’extérieur. Puis nous arrivons chez maman-Coco. À notre départ, nous avons finalement droit à la dernière étape du chemin de croix quand nous croisons un immense brasier ceinturé de moutons ouverts en deux, n’arborant plus que la chair et les os, et bien embrochés par les pattes sur des pieux en X.
Samuel ne peut s’empêcher de penser que chaque année, Tabaski signe la mort de millions de moutons dans le monde. Entre l’usine Olymel à tous les jours et Tabaski une fois par année, que préférez-vous? Nous, nous préfèrerions quand même mieux être un mouton élevé en nature qu’une poule qui n’a jamais vu le soleil.
Maman-Coco, elle, est catholique. Pas de Tabaski aujourd’hui. Elle nous prépare du «foufou» qui est une pâte faite d’igname bouillie qu’on pile longuement avec le pilon-mortier pour lui donner une texture bien élastique. Pendant que Coco et son frère pilent l’igname, nous prenons des notes sur les faits et gestes de maman pour tenter de reproduire sa recette de sauce au Québec. Avant de repartir pour la capitale, on passe encore chez une tante de Coco qui fabrique du pain frais dans un fourneau traditionnel en argile. Elle nous en offre une immense miche encore chaude. Miam!
De retour à Lomé, on se promène le long de la plage et on fait quelques achats au marché, car on sait qu’à notre retour, toute la famille béninoise s’attendra à avoir un cadeau. C’est comme ça par ici. Dès qu’une personne voyage, ne serait-ce que quelques jours, elle doit rapporter un présent à ceux qui sont restés derrière pour leur signifier qu’elle a pensé à eux. Et la valeur du cadeau n’a que peu d’importance, c’est le geste qui a préséance. Il ne faut pas se surprendre de se faire dire par la dame qui travaille à la photocopie du coin : «Tu m’as ramené quoi de Lomé?» Bien sûr, il faut aussi savoir tracer une ligne, sinon on rapporterait pour une fortune en cadeaux. Quand on n’a rien rapporté à ces gens qu’on croise dans la rue, mais qui s’attendent à recevoir quelque chose, on leur dit simplement. «Je t’ai rapporté beaucoup de bonheur et de santé.» En général, ils sont tout aussi contents de ce présent verbalisé.
Pour terminer notre séjour à Lomé, il fallait évidemment visiter le mythique collège international où Mélanie travaille et mettre des visages sur les noms de tata Maï et de Haïté. Nous vous laissons cette fois-ci avec un tout nouvel album photo dans lequel les lecteurs de Mélanie au Togo apprécieront retrouver: 1)une photo de la fameuse rue en construction qui est d’ailleurs presque terminée; et 2)en exclusivité, des photos de Coco que tout le monde connait de nom, mais que personne n’a encore vu.
Au retour de notre périple, un nouveau souffle nous attendait à Porto-Novo. Depuis notre passage au Togo, on se sent plus béninois que jamais. Une fois replongés dans nos habitudes, nous nous sommes surpris à être encore plus avenants qu’avant notre départ. Comme si on se disait : «Ici, je suis avec les miens et j’en suis fier.»
À bientôt
Vos Québéco-Béninois favoris
À la suite d’un commentaire de Marie-Lise sur le blogue de Mélanie et duquel Mélanie n’a pas encore eu le temps de répondre, voici quelques différences entre le Bénin et le Togo selon notre brève expérience là-bas.
-Le prix des appels téléphoniques : Il est beaucoup plus élevé au Togo! Les recharges pour le crédit des cellulaires fondent comme neige au soleil.
-Le nombre de Blancs : À Lomé comme à Kpalimé, il y a beaucoup plus de Blancs qu’au Bénin. On en croise plusieurs pendant la journée. Chaque fois, ça nous fait réagir intérieurement. Deux réactions possibles. Premièrement, la très étrange réaction raciste-territoriale : « Aïe! Qu’est-ce que tu fais là? C’est moé le Blanc icitte! Pas toé! Dégage de chez nous! » Deuxièmement, la tout aussi particulière réaction raciste-esthétique : « Maudit qu’on est laids, les Blancs! À côté d’un noir, on fait tellement pas le poids! »
-La réaction par rapport au Yovo : Au Togo, comme il y a plus de Blancs et que le pays a connu une bonne vague de tourisme avant les dures années 90 (moment où tout le pays s’est politiquement et civilement effondré), on salue moins les Yovos ici. Ça fait du bien, quand même pour une fois, de pouvoir marcher sans se faire crier aux 30 secondes « Bonsoir, Yovo! » par un enfant ou un passant. Du moins, pour les premiers jours. À partir d’un certain temps, on dirait qu’on manque d’attention…
-Les rastas : Il y en a plein. C’est une mode et une philosophie de vie qui semble très répandue au Togo. D’après Coco, c’est venu du Ghana, à l’est, où il y en a encore davantage. Au Bénin, à part Grand Popo qui est la ville frontalière avec le Togo, c’est très rare de croiser des rastas. Leur philosophie de prendre la vie comme elle vient est fort appréciable et les rend particulièrement attirants et agréables.
-La richesse du pays : On ne s’entend pas. Mélanie croit que le Bénin est plus riche. Nous avons trouvé que le Togo l’a l’air davantage; ou du moins qu’il est mieux organisé au niveau des infrastructures civiles. Lomé est le plus grand port d’Afrique de l’Ouest, il nous a semblé que le pays détenait plus de diversité au niveau des produits et des marchandises.
-Les fruits et légumes : Ils sont beaucoup plus diversifiés qu’au Bénin. On a vu nos premières pommes de laitue, ainsi que du chou, du chou-fleur, des melons, etc. À Lomé, on peut trouver facilement des produits d’Occidentaux à cause du nombre de Blancs et du passé touristique du pays. Au Bénin, on ne peut qu'en rêver…
-La démocratie : Le Bénin possède à première vue un système plus démocratique que le Togo. Bien que le Togo se dise être une démocratie, il est évident que les élections sont truquées. L’ancien président est resté au pouvoir près de 40 ans et lorsqu’il est mort, le «peuple» a inexplicablement «choisi d’élire» son fils au pouvoir. Tout ça, alors que de gigantesques grèves civiles contre le gouvernement du père avaient jeté le pays en perdition en 1992-1993. En plus, le président nomme des ministres sans qu’ils aient besoin d’être préalablement élus comme députés (bon, chez nous, Harper fait la même chose en nommant des sénateurs, mais c’est quand même plus désolant ici). Le pays vit présentement sa déception de voir le fils s’approprier la succession du pouvoir et est en train d’amèrement digérer la possibilité que rien ne change du point de vue de la démocratie, malgré les sacrifices énormes qu’a faits sa population pour la liberté de parole. À première vue, ce peuple fondamentalement pacifiste préfère endurer cette situation plutôt que de prendre les armes. Nous ne pouvons que nous incliner de respect devant autant de ténacité.
-Au Togo, la terre est très rarement rouge. Elle est beige foncé. Ça met un peu moins de couleurs dans le paysage…
mais comment vous faites pour écrire autant ? et aussi bien ? moi quand je reviens de l'école, la dernière chose dont j'ai envie, c'est de me rassoir à nouveau derrière mon ordinateur... en tout cas, j'approuve tous les points de comparaison togo - bénin. et de lire votre description de notre séjour à kpalimé me replonge dans les montagnes et la verdure et me fait tout de suite sentir beaucoup plus zen en cette fin de 1er trimestre... ma contrepartie viendra bientôt, je garde espoir ! j'ajouterais tout de même - en tant que fière québéco-togolaise - que si on n'a pas la terre rouge, on a la mer vraiment tout près... c'est fou comment franchir les 10 mètres qui séparent le grand boulevard de la mer peut s'avérer dépaysant, et apaisant (: et comment le vent et l'air salé sont rafraichissant en ces jours de chaleur humide montante...
RépondreSupprimerà bientôt les québéco-béninois, vous me manquez beaucoup !