Tadam! Voici voilà notre deuxième envoi déjà et plus consistant celui-ci.
Après vous avoir écrit ce petit mot d'arrivée avant-hier, nous sommes repartis faire un somme dans notre hôtel non classé à 15 dinars la nuit (12 dollars) de Tunis. Nous savons bien qu'il faut essayer de ne pas trop dormir pendant la journée pour s'habituer rapidement au fuseau horaire de l'endroit, mais bon; notre énergie était à zéro.
Nous nous sommes réveillés vers 19h15 au chant des minarets qui annonce le coucher de soleil. Le jeûne du Ramadan était brisé pour la journée. Tout tranquillement, nous sommes partis nous promener pour trouver un restaurant qui ouvrirait ses portes aux passant affamés et assoiffés. Il faut savoir que ni l'eau, ni la nourriture, ni toute autre forme de jouissance physique n'est permise durant le mois du Ramadan entre le lever du soleil et le coucher du soleil. Un marathon olympien! Et bien sûr, ici, tous les adultes en bonne santé font le Ramadan, ce n'est même pas une question.
À notre sortie de l'hôtel, quelle ne fut pas notre surprise de trouver une rue totalement déserte, comme s'il venait d'y avoir un bombardement dans la ville. Plus une voiture, plus un passant. Tout le monde est disparu dans les maisons pour briser le jeûne en remerciant Dieu de les avoir fait traverser cette autre journée d'abstinence. Nous croisons quelques restaurants sympathiques où les gens se repaissent comme des ogres, à la vitesse de l'éclair! En continuant de marcher, on aperçoit des dizaines de vendeurs de babioles et de sucreries se préparer pour la nuit qui sera longue.
Nous avons aussi très faim alors nous retournons sur nos pas, direction: un de ces petits restaurants que nous avons croisés précédemment. Mais horreur! À peine 15 minutes plus tard, après l'orgie de nourriture, tout est fermé! C'est là qu'on comprend que les restaurants sont comme des pit-stops en course automobile. On comprend aussi, que quand on entendra l'appel à la prière on se précipitera dorénavant à tout vitesse dehors pour s'asseoir sur une terrasse de restaurant!
Le lendemain, nous trouvons Tunis trop étouffante et nous rêvons du vent marin de Tabarka. Nous prenons donc un louage, direction Tabarka en fin de matinée. Un louage, c'est simple, c'est une mini-van taxi qu'on prend devant la station d'autobus. Chaque mini-van a sa destination. On s'assoit dans l'automobile et on attend qu'elle soit remplie pour partir. Ça peut prendre 10 minutes comme une heure. Si tu es pressés, tu achètes les places vides du louage. Ce jour là, Allah est de notre côté et nous sommes la paire qu'il manquait pour remplir la navette. Nous n'attendons donc pas une minute et nous sommes relativement reçus avec soulagement et hospitalité par les locaux déjà bien installés dans la mini-van.
C'est durant le trajet que nous discutons avec Habib, un gars de 35 ans qui nous fait la conversation sur tout ce que nous croisons. Il nous parle de la dure chaleur en cette nouvelle journée de jeûne, de son travail et des paysages qui défilent devant nous. Sur la route, nous croisons alors un puits où la voiture s'arrête. Tout le monde sort alors pour aller se rafraîchir, s'asperger le visage et la nuque d'eau froide, mais pas d'eau à boire, quel supplice par cette chaleur, entassés dans ce louage! Ben sûr, pour respecter tous les gens que nous croisons, nous avons convenu de ne pas boire ni manger en public nous non plus. Nous nous prêtons donc volontiers à ce rite.
Tabarka est beaucoup plus calme et fraîche! C'est vraiment un endroit magnifique et il nous démange de recommencer la plongée sous-marine dans la mer attenante. Le soir même, Habib nous invite en compagnie de son frère et un de ses amis à prendre un café nocturne sur une terrasse, après la rupture du jeûne. C'est à ce moment que nous comprenons l'ampleur des fêtes qui se passent après le coucher du soleil. Une fois la prière terminée et la nourriture engloutie, des centaines de personnes se massent dans les cafés pour boire, fumer et échanger de façon volubile et enthousiaste. Et tout ça continue jusqu'à 3 heures du matin pour certains! Bien sûr, encore sur le décalage horaire, nous n'avons pas résisté jusqu'à ces heures tardives et nous sommes allés nous coucher vers minuit.
Voilà la fin de ces premières impressions chers amis. À bientôt.
Jean-Philippe et Samuel
si peu de temps que vous êtes partis et tellement de découvertes fabuleuses déjà (:
RépondreSupprimeret demain c'est moi qui part, haaaaaaaaa !!!!!!
je pense très fort à vous 2 et j'ai hâte de vous voir en afrique !!!
mélanie qui tente de faire ses bagages et qui se demande ce qu'elle est en train d'oublier et comment l'année de vie qui s'en vient peut se résumer à si peu de choses... (:
Salut à vous deux les gars et à Mélanie qui est dans ses derniers préparatifs. Làche pas, les gars ont bien hâte de t'y retrouver.
RépondreSupprimerC'est agréable de vibrer un p'tit brin à votre rythme en vous lisant ainsi. Avec tous ces détails, on peut en partie s'imaginer dans votre contexte.
Pour ce qui est du Ramadan, pas certaine du tout que j'y arriverais. Suggestion... Dépêchez-vous de débuter vos cours de plongée et je vous souhaite (Hi Hi !) quelques bouillons pour ne pas tricher devant ceux qui le pratiquent :-))
Je vous embrasse et bonne poursuite
Bonne suggestion Louise... j"en ai une d'un employé qui faisait le Ramadan jusqu'à aujourd'hui et qui a déclaré qu'il était malade et que du coup il avait le loisir de ne plus faire le jeûne... ça passe toujours bien la maladie ... la santé avant la religion!
RépondreSupprimerJe viens d'avoir un flash et de penser a Mounhir... Louise ça te dit quelques choses? :)
Jxx
PS: On veut des photos...
WOW! Que d'expériences en si peu de jours! C'est époustouflant de voir que ce jeûne quotidien vire en orgie la nuit. Décidément, c'est pas le genre d'abstinence à laquelle je m,attendais. C'est encore pire que le carême puisque c'est à chaque jour qu'on fait bombance et non après un mois d'abstinence (relative vu le temps des sucres ici quand même).
RépondreSupprimerCourage les amis et tâchez tout de même de discrètement vous hydrater. C'est pas le temps de tomber dans les pommes... vous ne pourrez même pas les manger :p (Ok, elle est vraiment poche ma joke...)
Bonne route (il vous reste quoi à faire au fait?)
Charlo
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